Devoir de mémoire

Contribution de Morgane Leroy, secrétaire de l’ANACR Saint-Ouen.

Se souvenir est important

Il nous permet de tirer des leçons des expériences vécues par nos parents et nos grands-parents et de ne pas reproduire les mêmes erreurs. Nous devons nous rappeler leurs sacrifices afin de ne pas gâcher la chance qu’ils nous ont donnée.

Se souvenir est important car, le temps étant inarrêtable, les témoins prêts à nous parler disparaissent peu à peu ; et certains en profitent pour réécrire ce qui s’est passé, pour réécrire l’Histoire. Ils minimisent certains faits. Ils en nient d’autres. Ils révisent notre Histoire et les crimes commis.

Mais se rappeler est aussi important pour les leçons enseignées. Il est bon de se souvenir qu’au milieu de la barbarie, des lueurs d’espoir sous la forme d’actes semblant anodins sont perceptibles. Il est bon de se souvenir qu’aucune situation, aussi désespérée soit-elle est irréversible.

Il est bon de se souvenir que des femmes et des hommes issus de milieux divers, sont capable de s’unir malgré leurs différences avec pour seul but construire un monde meilleur.

Au-delà des commémorations, le devoir de mémoire ne se limite pas à contempler le passé. Se souvenir c’est aussi regarder et analyser le présent, pour que les drames ne se reproduisent plus.

C’est utiliser tous les moyens de communication moderne : cinéma, internet, happening, ainsi que les plus classiques : expositions, livres, témoignages, interviews, pour transmettre à ma génération et aux générations futures que le combat pour l’humanité est permanent.

C’est ça, Le devoir de mémoire.

Nous créerons un club des locataires

Et si on faisait de notre nombre une force ?
C’est dans cet esprit que nous proposerons à l’ensemble des locataires d’un même bailleur de mettre en place une association de locataires.
L’objectif est triple :

  • Mettre en place une communauté au sein d’un même immeuble/ensemble qui cohabite et collabore afin d’échanger des idées, des biens ou des services (par exemple, l’installation de boîtes à livres dans les halls, organisation d’une fête de voisin.es, etc.)
  • Créer un groupe qui coopère pour améliorer son pouvoir d’achat tout en ayant des exigences de qualité (par exemple, procéder ensemble à des travaux au sein des logements et ainsi les payer moins chers)
  • Avoir une capacité certaine de négociation mutualisée auprès des entreprises afin de reprendre le contrôle sur ce chacun.e paye
    Cet ambitieux projet d’économie sociale et solidaire s’inscrit dans une dynamique d’innovation sociale et de développement économique et culturel. L’idée est de mobiliser des locataires conscient.es que l’on est plus forts à plusieurs pour négocier et obtenir des offres de biens et de services qui correspondent à leurs besoins.
    Autre effet positif, en reposant sur des projets communs, ce « Club des locataires » créé par et pour les locataires vise à améliorer les relations de voisinage, le vivre ensemble et les liens de solidarité.
    Le Club sera aussi une opportunité pour les entreprises et les commerces du territoire qui l’intégreront et participera au développement économique local.
    Cette expérience est déjà menée sur le territoire de Plaine Commune et a été primée au concours national « S’engager pour les quartiers » organisé par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU) et la Fondation d’Action Contre l’Exclusion (FACE).
    À notre tour de faire de notre nombre une force et consolider le pouvoir d’échange et d’achat des Audonien.nes !

Nous reintroduirons les Velibs à Saint-Ouen

Durant le mandat écoulé, le Maire de Saint-Ouen et son équipe ont fait la chasse aux économies au détriment de tous les besoins de la population et de tous les enjeux environnementaux et urbains.

En se cachant aussi derrière des problèmes de répartition de compétences et d’investissements entre Plaine Commune et Saint-Ouen cette municipalité a fait le choix de ne pas renouveler le contrat liant la ville au système Vélib’. 

Certaines des mobilisations citoyennes organisées notamment par des membres de notre rassemblement avaient achevé de démontrer tant l’attachement des Audonien.n.e.s à ce dispositif de vélos en libre services que la situation unique de notre ville en petite couronne de s’en passer.

Nous estimons que les circulations douces ne sont pas un passe-temps ou un caprice et que notre ville de par sa situation géographique n’est déjà que trop traversée par des grands axes routiers polluants tandis que la ligne 13 et bientôt la ligne 14 sont déjà saturées. 

Parce que la pratique du vélo et les aménagements qui iront avec doivent redevenir des moyens crédibles, accessibles à toutes et tous, et sécurisés, doivent donc être une priorité pour la promotion d’une ville qui respire, moins bruyante et qui prend sa part de la lutte contre le réchauffement climatique et de pratiques de transports saines, nous nous engageons à prendre contact dès le mois d’avril avec le concessionnaire Vélib’ pour rééquiper notre ville de ce dispositif dans les meilleurs délais.http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/saint-ouen-93400/seine-saint-denis-saint-ouen-enterre-ses-velib-09-12-2017-7443015.php

Nous lutterons contre la spéculation immobilière

Sous l’effet du Grand Paris et de la politique immobilière de Delannoy, Saint-Ouen a connu une montée des prix du foncier et de l’immobilier spectaculaire ces derniers années. La palme en revient à la station « Saint-Ouen RER », bientôt reliée par la ligne 14, où les notaires ont observé une envolée de 76 % du prix des appartements anciens entre 2008 et 2019 !

Cette hausse des prix a d’immenses impacts sur la politique de développement d’une ville comme Saint-Ouen:

  • en termes d’habitat, il devient de plus en plus difficile de se loger à des prix accessible pour les catégories populaire et moyennes et il est de plus en plus cher de réhabiliter les immeubles en état dégradés.
  • en termes d’activités économiques, il devient quasi impossible de produire de l’immobilier non tertiaire, pour offrir une activité économique diversifiée.
  • en termes d’espaces verts, il devient très cher de créer des espaces verts publics en pleine terre car il ne représente aujourd’hui qu’une “charge” dans les budgets.
  • En termes d’équipements publics, il devient très difficile sans grever totalement le budget investissement, de produire en nombre suffisant des équipements publics. Les équipements comme les logements publics sont plus chers puisque le foncier est cher.

En bref, la spéculation et l’inflation empêche les familles de se loger et à la municipalité d’avoir une politique globale de transition écologique et de ville solidaire. 

Limiter la spéculation immobilière et la hausses des prix 

Développer un organisme de foncier solidaire (OFS). Créé en 2014 ce dispositif permet de dissocier le bâti (l’immeuble) et le foncier (le terrain), dans le neuf comme l’ancien. Dans notre commune ce n’est pas le coût de la construction qui explose mais le prix du terrain. C’est donc l’OFS qui achète le terrain et vend uniquement les logements. Le prix d’achat sera fixé par l’OFS et limité aux prétendants à l’accession sociale. Les acquéreurs des logements –via un Bail Réel Solidaire, devront habiter le logement et s’acquitteront d’une redevance pour l’achat du terrain. L’avantage du système des OFS est que la revente du logement est encadrée sur le long terme (18 à 99 ans), rendant impossible toute spéculation (augmentation limitée à l’inflation). Dit autrement cela signifie que le logement est revendu sans profit mais sans perte. 

Promouvoir la construction de logements coopératifs. Ce système assez développé en Europe du nord et en province a été renforcé. Ce système commence aussi à se développer sur Paris sur le logement privé comme le logement social. Sur le parc privé il s’agit de construire des logements où les habitants acquièrent des parts de l’immeuble (logement + une part des parties communes) sous forme d’actions d’une coopérative qu’ils gèrent eux-mêmes et participent aux frais d’entretiens. Le fonctionnement repose sur la responsabilisation des habitants et le principe des coopératives ‘une personne-une voix’.  Pour cela nous soutiendrons les initiatives collectives, nous irons démarcher les organismes spécialisés et proposerons aux bailleurs publics de lancer une expérience sur notre commune de logement social coopératif.

S’attaquer à Airbnb : Saint-Ouen est la commune limitrophe de Paris où la pratique du Airbnb est le plus développée. Il est évident que la location non régulée participe à la raréfaction de l’offre de logement pour les familles, à la spéculation immobilière à Saint-Ouen et donc à l’augmentation des loyers. D’où la nécessité de réglementer la pratique sur la ville. Si chaque personne qui loue son appartement en Airbnb est tenue par la loi de déclarer une taxe de séjour, les locations Airbnb doivent être enregistrées en mairie, ainsi garantir l’acquittement d’une taxe payée à chaque location et limitation à 120 jours/an. Nous devrons doter la municipalité d’outils de contrôle en lien avec les copropriétés qui en subissent les nuisances et d’une fiscalité protectrice pour les audoniens. 

Limiter la montée des prix du foncier

Plusieurs « stratégie » sont envisageables pour limiter la monter des prix du foncier :

Modifier le PLUi pour réduire la construction de bureau, au profit d’activités plus locales ou de parcs et d’espaces verts. Contenir le développement de l’immobilier tertiaire, notamment revoir la programmation de la phase 4 des Docks.

Moratoire sur les nouvelles constructions. Il aurait comme effet que le fait d’annoncer le moratoire publiquement, communiquer autour aurait un effet de limitation de la spéculation immobilière. Pourquoi acheter une parcelle si l’on ne peut pas construire dessus.Innover en faisant différemment la ville : mixité des fonctions dans les immeubles pour réduire les coûts des projets (crèche en RDC, logement en étages, toitures agricoles).

Nous mènerons un audit sur ma police municipale et la vidéo surveillance

Le désengagement de l’Etat oblige les communes à assurer de plus en plus de responsabilités en matière de sécurité publique et année après année les différents gouvernements ont poussé les mairies  à contrôler les espaces publics par la vidéosurveillance ou d’armer les policiers municipaux .

Saint-Ouen n’échappe pas à la règle et depuis 2012 et ses premières installations, la vidéosurveillance s’est développée de façon importante avec la majorité de William Delannoy. A côté de cela, la municipalité a équipé d’armes sa police municipale sans réellement justifier ce choix.

Ces 2 choix ont des implications politiques et budgétaires coûteuses et un bilan incertain ; dit autrement, est-il opportun de se lancer dans un tel suréquipement technique sans avoir eu de débats sur la vidéosurveillance qui peut rassurer certain.e.s mais ne fait pas baisser les trafics ou la délinquance ? Surtout quand à côté de cela la verbalisation des incivilités ou la sécurisation des rues à traverser par exemple ne nécessitent pas vraiment d’avoir des hommes et des femmes armé-e-s.

Pour savoir quel est le bilan de ces équipements au regard des missions de sécurisation de l’espace public mais aussi  savoir pourquoi malgré ces choix, ce service rencontre des difficultés de recrutement.

Parce que nous pensons que la sécurisation des espaces publics passe déjà par une présence plus importante des policiers municipaux  dans tous les quartiers, notre liste a déjà prévu le recrutement de 30 policiers municipaux supplémentaires. Nous souhaitons que ce déploiement aux importantes conséquences budgétaires se fasse en concertation avec la population et pour que celle-ci puisse avoir tous les éléments en sa possession, nous lancerons dès le mois d’avril 2020 un audit sur le fonctionnement, les missions, les coûts et le bilan des actions de la police municipale.

Agir pour l’implantation de commerces et d’artisans de qualité

Notre programme, pour une ville écologique et solidaire, propose de favoriser le développement de commerces et d’artisanats local, pour tous les quartiers et avec une haute valeur écologique. 

Nous voulons offrir aux audonien.ne.s des commerces de proximité exemplaires comme des épiceries solidaires, des supermarchés coopératifs, des artisans qualifiés , pour allier qualité et prix accessibles pour tous.

Pour créer cette nouvelle offre commerciale, nous développerons un nouvel outil – une foncière commerce et artisanat. Il s’agit d’une société à économie mixte, avec des financements publics et privés, et présidée par les élus de la ville et des citoyens qui s’impliquent. Elle fonctionne de la manière suivante :

  1. Elle analyse les besoins de la ville en termes commercial – où sont les rues les plus commerçantes ? où manquent-ils des commerces ? quels types de commerces souhaitent les habitants ?
  2. Elle acquiert des locaux commerciaux, souvent dégradés, afin de les rénover et de les rendre commerçants
  3. Elle fait un appel à candidature pour trouver des projets de qualité pour la population – un magasin de vrac, une épicerie solidaire, un magasin avec livraison écologique, un magasin de producteurs d’île-de-france
  4. Elle loue pendant 5 à 10 ans le local afin que le commerce ou l’artisan trouve son modèle économique. La foncière fera un mixte économique pour garantir son équilibre financier, entre des loyers du marché pour certains type de commerces et des loyers très réduits pour de l’économie sociale par exemple.
  5. Elle procède à la revente, pour avoir de nouvelles rentrées d’argents et acquérir de nouveaux locaux commerciaux.

Cette foncière commerce et artisanat est une proposition concrète pour améliorer la vie des audonien.ne.s et avoir dans tous les quartiers une offre commerciale et de services de qualité. Cette action permettra aussi de créer de l’emploi local avec plus d’artisans par exemple.

Cette démarche fonctionne, c’est prouvé par de nombreuses expériences en France, en commençant par nos villes voisines, Paris et Saint-Denis

Des ressources pour aller plus loin : 

Nous améliorerons l’accueil des populations exilées

Au cours des quatre dernières années, le nord parisien a connu un cycle infernal : installation de campements d’exilé-es, évacuations. Les exilé-es perdent à chaque fois le peu d’affaires qu’ils ont, le harcèlement policier les pousse à toujours plus se cacher. 


De fin 2017 à juin 2018, un campement s’était installé à la lisière de Saint Ouen à la Porte des Poissonniers. Rapidement un important mouvement de solidarité s’est développé, il continue depuis le démantèlement du campement. Saint Ouen est riche de son histoire migratoire et nous souhaitons réaffirmer son identité de « ville refuge ». Pour ce faire, notre municipalité intégrera l’association nationale des villes et territoires accueillants (Anvita) qui rassemble déjà une vingtaine de villes de taille diverses, dont plusieurs du département (Montreuil, Bagnolet, saint Denis…) En son sein, nous réaffirmerons que nous ne sommes pas confrontés à une crise migratoire, mais à une crise de l’accueil. Nous interpellerons l’Etat pour qu’il s’acquitte de ses missions, notamment en ce qui concerne la prise en charge des mineurs non accompagnés. 


Contrairement à ce qui s’est pratiqué lors de la dernière mandature, nous nous porterons bien évidemment volontaires pour ouvrir nos équipements pendant les périodes de grand froid et de canicule. 
Au sein de la Maison de la citoyenneté, nous créerons un espace accueil des exilé-es afin d’informer et orienter les personnes migrantes vers les lieux et structures d’accueil et d’accompagnement social et juridique favorisant l’accès aux droits : permanence d’accès aux soins de santé (PASS), centres médicosociaux, PMI, accueils de jour, associations, espace de solidarité où se nourrir, se laver, participer à des activités culturelles et sportives, structures d’accompagnements et d’insertion professionnelle . Nous assurerons une service de domiciliation : une adresse est indispensable pour les démarches administratives, accéder à la scolarisation des enfants… 


La ville de Saint Ouen est inscrite dans un dispositif de coordination linguistique territoriale, le Padoc plaine commune (permanence d’accueil et d’orientation des demandeurs de cours de français). Nous renforcerons cette action et améliorerons l’offre de cours de français langues étrangères sur les différents quartiers. Maîtriser la langue du pays d’accueil est primordial pour permettre un réel accès à l’égalité des droits pour tous, et en particulier pour les femmes exilées. C’est souvent une première étape vers sa vie de citoyen.ne, professionnelle. C »est donc un enjeu majeur de cohésion sociale ! 


En lien avec les communes environnantes, nous ouvrirons une maison de répit, en partenariat avec des associations (médecins du monde…). En rupture avec les dispositifs actuels, ce centre offrira un accueil inconditionnel, indépendant du statut administratif. Ce lieu sécurisé permettra aux personnes de se poser et de prendre le temps de lancer les démarches nécessaires. Cet espace sera ouvert sur la ville pour favoriser les échanges entre personnes accueillies et habitants de Saint Ouen. Nous lancerons un partenariat avec des associations et des équipes de recherche pour documenter les parcours des personnes accueillies et les difficultés qu’elles rencontrent. Ce lieu n’aura pas seulement une vocation humanitaire, il aura pour but d’ interpeller l’Etat sur ses carences.

Manger tous sainement

La question de l’alimentation est centrale, en particulier en milieu urbain, mais elle est trop souvent le luxe de quelques-uns. La question de l’alimentation ne peut être réservée a ceux qui en ont les moyens. La ville peut et doit être un acteur central pour faciliter une alimentation plus saine pour tous. Ceci exige un travail étroit et complexe avec les organismes de restauration collective, avec les commerçants et les autres acteurs collectivités territoriales avec lesquels nous souhaitons élaborer un véritable projet alimentaire territorial à l’image de celui réalise à Saclay avec élus, agriculteurs et associations. Par ailleurs, nous souhaitons utiliser les centres de vacances dont la ville est propriétaire comme des relais pour tisser des liens privilégies dans ces territoires agricoles.

La loi EGALIM votée en Octobre 2018 offre par ailleurs de nouvelles perspective que nous devons exploiter pleinement. En fixant un objectif de 50% de produits de qualité dans la restauration collective, dont 20% dans le bio d’ici Janvier 2022, la loi fixe des objectifs minimums que nous voulons dépasser en tendant vers 100% d’alimentation bio, local ou durable dans la restauration collective sur la mandature et en multipliant l’accès aux produits de qualité et abordables pour tous.

Enfin, la loi pour la transition écologique de 2015 fixe des objectifs importants de réduction des déchets ménagers que nous devons contribuer à mettre en œuvre en interdisant strictement l’usage de plastiques dans l’alimentation collective et dans les commerces et marches de la ville.

Aussi pour remplir ces objectifs, nous souhaitons :

·         Promouvoir une cantine + verte + saine et durable en intégrant deux repas végétariens par semaine pour tous et offrant à chaque repas une option végétarienne.

·         Engager en collaboration avec nos délégataires, le passage à 100% d’agriculture biologique/local ou durable dans la restauration collective

·         Faire disparaître totalement le plastique de la restauration collective à compter du 1er semestre 2021 et ainsi anticiper la mise en application de la loi.

·         Favoriser les circuits courts nous intègrerons des critères d’achats de proximité / emprunte carbone dans tous les appels d’offre publics (formulation d’exigences environnementales, affirmation de préférence qualitatives)

·         Création d’une légumerie qui permet de laver, couper les légumes issus de l’agriculture paysanne pour être utiliser par la restauration collective ou les restaurants.

·        Mettre en place un programme d’information et d’éducation à la lutte contre le gaspillage alimentaire dans les écoles.

·        Installer une halle alimentaire et développer des liens directs avec des producteurs locaux pour favoriser la vente de produits locaux et abordables.

·         Placer la municipalité au cœur d’un partenariat avec les centres commerciaux et marchés de la ville pour faire appliquer la loi interdisant le gaspillage des invendus alimentaires et organiser un système efficace de dons/ banque alimentaire des invendus

Nous travaillerons à l’encadrement des loyers !

Nous avons l’ambition que Saint-Ouen reste une ville populaire aux portes de Paris. 

 Malheureusement, la politique de William Delannoy a favorisé l’explosion des prix du foncier dans notre ville, avec certains programmes neufs des Puces qui plafonnent… à 10 000€ du m² !

Ceci ne va pas sans effet sur le locatif privé : à Saint-Ouen, des F2 de 40 m² à plus de 1 000€ par mois sont actuellement en location sur Leboncoin par exemple, ou encore des 18 m² à presque 700€. Avec la baisse du pourcentage de logements sociaux savamment orchestrée par la municipalité, il devient presque impossible de se loger à Saint-Ouen pour les classes populaires et moyennes.

Dans ce contexte, nous proposons l’encadrement des loyers, c’est-à-dire de limiter l’augmentation des loyers du privé en zone tendue comme à Saint-Ouen. Le but ? Permettre l’accès au logement de toutes et tous, véritable source d’angoisse et préoccupation première des Audonien.nes, et limiter ainsi les hausses abusives des prix.

Nous nous inspirerons pour cela de ce que fait la ville de Paris. Pour chaque quartier de Saint-Ouen, un loyer de référence majoré sera déterminé – il s’agit d’un prix maximum au m² – que les propriétaires ne seront pas autorisé.es à dépasser. Nous instaurerons aussi un dialogue avec les propriétaires afin qu’ils/elles ne se sentent pas lésé.es, il sera surtout question de limiter la spéculation et empêcher le départ des familles les plus modestes, des familles monoparentales, des jeunes, des familles qui s’agrandissent. L’encadrement des loyers est un cadre fixé par la loi ELAN qui ouvre la possibilité d’une expérimentation depuis 2018 et pour 5 ans. Le Mairie actuel a, bien évidemment décidé de ne pas s’en saisir, prouvant par son inaction, le mépris qu’il a pour les catégories populaires

Un nouveau plan de circulation à Saint-Ouen

Le plan de circulation est la manière dont sont organisés les sens de circulation des rues, les voies piétonnes ou cyclistes ou de transports en commun, la vitesse autorisée. C’est un outil fondamental car il est très efficace pour lutter contre les pollutions de l’air notamment, et a l’avantage d’être peu coûteux pour les finances de la ville.

Le plan de circulation de Saint-Ouen est l’héritage de son passé de ville industrielle – où il s’agissait de faire circuler des marchandises – et ne correspond plus à la réalité de la ville d’aujourd’hui : une ville largement résidentielle. 

Il s’agit de repenser un plan de circulation pour les habitant.es. L’arrivée prochaine de la ligne 14, conjuguée au Grand Paris Express ouvrent une opportunité rare car cela va offrir aux habitant.es des communes limitrophes ou éloignées en banlieue d’autres moyens de transport que la voiture. 

Dès le début de la mandature, nous mettrons en place une grande concertation avec les collectivités locales, les habitant.es, les commerçant.es, les entreprises, Île-de-France Mobilités sur la question de la mobilité à Saint-Ouen avec l’objectif de favoriser les déplacements les plus écologiques – piéton.nes, cyclistes et transports en communs – pour améliorer la qualité de l’air de la ville.

Pour se faire, nous orienterons le plan de circulation vers ces différents axes :

• Piétonniser certains axes et rues de la ville en lien avec le département et Plaine Commune. Nous souhaitons pendant la mandature piétonniser au moins un des grands axes de la ville ainsi qu’un certain nombre de petites rues qui favorisent des trajets sécurisés et propres pour les piéton.nes et les cyclistes. Nous souhaitons aussi piétonniser certains axes le week-end comme la rue des Rosiers ou les voies sur berges,

• Mettre en œuvre un grand Plan Vélo en partenariat avec le ceux de Plaine Commune et du départementen créant et aménageant des pistes cyclables sécurisées qui seront intégrées au projet RER Vélo, Réduire la vitesse des véhicules à 30km/h dans toute la ville pour limiter les pollutions de l’air et sonores,

• Repenser les sens de circulation automobile pour favoriser les transports en commun et les mobilités douces,

• Encadrer strictement la circulation des poids lourds et leur circulation dans la ville, notamment avec les travaux du Grand Hôpital, du Village Olympique et la Phase IV des Docks.