Pour une démocratie ouverte !

Les Français votent de moins en moins ; d’élection en élection l’abstention bat des records. Nos représentants sont élus par une minorité de citoyen.nes et vont décider pour tou.tes.

Ce rejet des citoyen.nes nous engage à expérimenter de nouvelles formes de partage du pouvoir. Qu’on l’appelle démocratie participative, ouverte ou construction, l’enjeu reste le même : trouver de nouveaux outils de concertation et de décision qui soient plus proches des citoyen.nes, leur redonnent le pouvoir de comprendre, de décider, d’agir à égalité avec les élus.

C’est bien à l’échelon municipal que cet enjeu est le plus fort et le plus ancré dans la réalité des habitant.es. Qu’ils puissent définir leurs besoins au quotidien, choisir les priorités à mettre en œuvre, comprendre le fonctionnement de leur quartier et de leur ville, pour être moteurs du changement, forces de proposition et d’action.  

Mais qu’est-ce que la Démocratie Ouverte ?

C’est l’ensemble des dispositifs et des procédures qui permet de faire participer les habitant.es à la vie de la Cité et d’enrichir la réflexion des élu.es dans les processus de prise de décisions.

Il n’existe pas de méthode « unique » de démocratie ouverte, il est donc essentiel de la définir avec les habitant.es. La charte ou constitution démocratique municipale devra être la première pierre de cette co-construction entre les élu.es et les citoyen.nes, qui donnera le cadre et définira les outils en fonction des projets et des acteurs, des contraintes réglementaires, techniques, financières et de temps.

Outre l’information préalable qui doit être faite de façon systématique, la démocratie ouverte doit s’appuyer sur trois piliers : la consultation, la concertation, la co-élaboration ou co-décision (suivant le projet).

Nos propositions pour un nouveau pacte démocratique :

1. Participation des citoyen.nes

– Nous écrirons avec les citoyen.nes une constitution ou charte démocratique municipale qui liera le conseil municipal, les élu.es et les citoyen.nes avec la volonté d’un pouvoir partagé.

– Nous mettrons en place des commissions mixtes pour chaque projet ou dossier important de la ville (carte scolaire, urbanisme, vélo…). Elles seront composées de citoyen.nes tiré.es au sort, de personnes concernées, et d’acteurs locaux (associations, syndicats, etc) afin d’associer largement la population sur les dossiers importants.

– Nous mettrons en place des référendums citoyens sur les grands projets de la ville, ouverts à tou.tes les habitant.es ayant une résidence principale à Saint-Ouen, sans condition de nationalité.

Nous instaurerons la possibilité de référendums d’initiative citoyenne à la demande de 5% de la population, ouverts à tout.e Audonien.ne quelle que soit sa nationalité.

Nous installerons une maison de la citoyenneté où chaque habitant.e pourra être informé.e des dossiers et des budgets et en débattre. Ce lieu sera dédié à l’information, l’expression et aux initiatives des citoyen.nes. Elle sera un organe pour coordonner, organiser, et faire vivre la démocratie locale.

Nous étudierons la création de deux maisons de quartiers à Debain et aux Docks, en réseau avec celles de Pasteur et du Landy et la maison de la citoyenneté.

Nous créerons des comités de quartiers ouverts à toute la population pour débattre et élaborer des propositions pour le quartier, pour la ville. Ils seront constitués pour moitié d’habitant.es volontaires élu.es et d’habitant.es tiré.es au sort.

Nous instaurerons un budget participatif qui permettra aux Audonien.nes de participer directement au budget d’investissement de la ville. Tout.e citoyen.ne pourra soumettre un projet qui sera soumis au vote lors d’une assemblée annuelle des comités de quartier.

Nous créerons la journée de la citoyenneté afin d’offrir chaque année aux Audonien.nes la possibilité de participer à des chantiers d’intérêt général proposés par les comités de quartiers ou les services municipaux

Nous installerons un conseil municipal des jeunes avec un budget participatif.

2. Information

Nous repenserons la communication municipale et nous favoriserons l’émergence d’un média local indépendant ainsi que d’une application numérique et d’un site internet plus clair et plus utile à la population ; tous les documents administratifs seront publiés et en libre accès.

Nous installerons une université populaire permettant de susciter des débats publics et de faire en sorte que les Audonien.nes puissent s’emparer des enjeux sur l’avenir de leur ville.

– Nous proposerons des permanences d’élu.es dans tous les quartiers.

3. Partage des pouvoirs au sein du Conseil Municipal

Les délégations des adjoint.es ne seront plus retirées sur décision du maire seul, mais sur vote de la majorité municipale.

Les élu.es de l’opposition seront davantage considéré.es et associé.es, la présidence de la commission des finances sera ainsi confié à un.e élu.e de l’opposition.

Nous rendrons les élu.es plus disponibles : Denis Vemclefs s’engage à n’être que Maire et pas Vice-Président de Plaine-Commune, ni conseiller métropolitain ; nous nous engageons également à avoir des visites très régulières dans les différents quartiers et organiserons des réunions fréquentes de bilans d’élu.es.

Les conseils de quartier auront la possibilité d’interpeller le maire lors des conseils municipaux.

Réponse aux questions de l’atelier démocratique / Saint-Ouen :

1. Que pourra définir la constitution ou charte démocratique municipale en plus des propositions prévues dans votre programme ? Comment comptez-vous associer les citoyen.nes à son écriture ?

Nous proposons que les conseils de quartiers, qui seront composés pour moitié d’habitant.es volontaires élu.es et d’habitant.es tiré.es au sort, les adjoint.es de quartiers, les élu.es à la démocratie et tous les habitants qui souhaitent construire le cadre de la démocratie, travaillent sous forme de groupe, avec une restitution en commun des propositions, puis se réunissent en assemblée constituante, pour définir ensemble les champs d’organisation et d’application de ce nouveau pacte démocratique pour Saint-Ouen, qui devra prendre en compte les trois piliers de la démocratie ouverte :

– La consultation : comment la municipalité présente un projet et recueille les remarques des habitant.es (cahier de remarques, site internet, forum … etc.).
– La concertation : comment la municipalité propose d’engager un dialogue avec la population sur un projet, afin de mieux prendre en compte les avis exprimés.
– La co-élaboration ou co-décision: comment la municipalité invite les habitant.es à participer à la conception d’un projet du diagnostic à sa réalisation.

2. Le budget participatif sera-t-il quartier par quartier ou à l’échelle de la Ville ? Et avez-vous une idée du montant qui pourrait être alloué ?

Nous pensons que le budget participatif doit comporter les deux niveaux de décisions, qu’il puisse être décidé à l’échelle de la ville et quartier par quartier. Le mode de fonctionnement devra être défini par les habitant.es eux même lors de la rédaction de la constitution ou charte démocratique municipale.

Pour le montant alloué, il nous semble important que ce soit suite à une université populaire sur le budget de la ville, que les habitant.es s’emparent des enjeux budgétaires, de la dette, de la baisse des dotations de l’état, du fonctionnement de la municipalité et puisse ensuite définir leurs priorités et l’enveloppe allouée au budget participatif avec un maximum de 5% du budget d’investissement de la ville pour commencer.

Et si on se chauffait mieux en dépensant moins?

Le secteur du logement représente aujourd’hui 20% des Gaz à effet de serre, ce qui en fait l’un des principaux leviers pour lutter contre le réchauffement climatique. La précarité énergétique, c’est le fait de consacrer plus de 10% de ses revenus pour se chauffer. Elle touche près de 12 millions de personnes en France et un habitant sur trois en Seine Saint Denis. 

Il faut donc un programme municipal ambitieux pour lutter contre les impacts sociaux (endettement, expulsions,…) ou sanitaires (maladies chroniques/respiratoires liées à l’humidité, inconfort thermique…) de la précarité énergétique. La lutte contre la vétusté ou l’inadaptation des équipements énergétiques et l’amélioration de l’isolation des logements font partie des solutions. 

Notre programme, pour une ville écologique et solidaire, souhaite doter Saint-Ouen d’une plateforme de l’habitat écologique regroupant dans un même lieu, les différents services pour la gestion de leur logement. Ce guichet unique proposerait ainsi :

–       un Point d’information et de médiation entre les habitants et les services publics (EDF, GDF, VEOLIA…) => exemple : problèmes de surendettement lié par exemple à la facture d’électricité, qui vont parfois jusqu’à l’expulsion du logement   – Pour les locataires, des permanences sur le droit au logement, l’ADIL et les amicales de locataires    – Pour les propriétaires, des permanences du CAUE et l’ALEC afin de les accompagner sur des litiges ou pour financer des travaux de rénovation énergétique (ANAH)

–       des ateliers pratiques, ouverts à tous, pour la gestion de son logement : petits travaux de bricolage (vmc, isolation, pose d’équipement de réduction des consommations d’énergie …), faire des produits d’entretien écologique « maison » et zéro déchet, conseils pratiques pour la qualité de l’air dans son logement ou pour la prévention des nuisibles (cafards, punaises de lit avec par exemple le prêt de nettoyant vapeur) …

–       une coordination locale de lutte contre la précarité énergétique entre différents partenaires (EDF, CAF, ALEC, SYCTOM, GDF, médiateurs sociaux…) qui puisse mener des actions concertées comme celles-ci :

Action 1 – Mettre en place un dispositif de repérage des logements « passoires thermiques » en partenariat avec l’ALEC, les services hygiène, logement et les services sociaux (CCAS- départements), amicales de locataires

Action 2 – Equiper les logements lors de visitesà domicile des services municipaux ou d’associations relais(Régie de quartier, SHAKTI 21, Partenaires Pour la Ville) pour un diagnostic de l’état du logement à la pose d’équipements d’économie d’énergie (ampoules LED, mousseurs…

Action 3 – Instaurer un « Permis de louer » pour lutter contre la location dans l’habitat indigne (en fournissant à la Mairie les documents concernant notamment les installation électriques, gaz, DPE, polluants…) comme cela a été fait dans 5 autres villes de Plaine Commune

Action 4 – Soutenir des chantiers en « Auto-réhabilitation accompagnée » pour mener en collectif d’habitants des travaux de rénovation énergétique à domicile avec l’accompagnement de professionnels (Compagnons Bâtisseurs, Régie de quartier, Franciade) apportant savoir-faire et qualité technique

Action 5 – Rénovation du parc de logement public notamment via les projets ANRU à venir avec une haute qualité écologique.

Pour la responsabilité environnementale de la Mairie, ça donne quoi ? 

1/ Nous lutterons contre la précarité énergétique en lançant un plan de rénovation énergétique des bâtiments municipaux et de tout le logement social, en particulier des foyers.  

2/ Nous produirons notre propre énergie locale via la pose de panneaux solaires sur les toitures municipales adaptées, ou via le raccordement au réseau de chaleur urbain

3/ Nous adhérerons à la coopérative SCIC Plaine Commune énergie et nous fournirons auprès de fournisseurs écologiques comme la coopérative Enercoop


Des ressources pour aller plus loin : 

Assurer le droit à l’emploi pour les audoniens !

Près de 5000 audonniens et audonniennes n’ont pas d’emploi, soit 17,6% de taux de chômage voire plus de 30% pour les jeunes habitants. Près d’une famille sur trois est sous le seuil de pauvreté ! Ce n’est pas acceptable, d’autant que ce phénomène c’est renforcé avec la crise économique et sociale liée à la Covid 19.

A Gauche ! milite pour une ville solidaire qui permette à chaque habitant.e d’avoir un emploi afin de pouvoir gagner correctement sa vie, bien se loger, bien manger, s’émanciper, vivre bien.  Nous proposons d’agir dans trois directions :

1/ Promouvoir une économie qui créée de l’emploi local

Saint-Ouen accueille de plus en plus de grandes entreprises attirées par le faible coût du foncier. Or, ce sont essentiellement des emplois de « cadres » occupés par des personnes n’habitant pas la ville.

Pour offrir des emplois aux habitants, il nous semble essentiel de limiter la tertiarisation de notre économie et d’imaginer une nouvelle économie compatible avec la transition écologique.

Nous souhaitons :

• Contenir le développement de l’immobilier tertiaire et favoriser la construction de locaux artisanaux pour promouvoir l’industrie de demain, notamment en modifiant le PLUI      

• Créer un pôle d’économie sociale et solidaire pour accueillir des entreprises à but social et écologique, avec des loyers modérés et des services dédiés ; Nous y installerons aussi une régie de quartier

• Déployer un réseau de lieux de télétravail pour que les audoniens qui travaillent loin puissent travailler à Saint-Ouen

2/ Responsabiliser les entreprises sur leur impact local

Saint-Ouen est devenu un pôle tertiaire. Il faut donc également mieux travailler avec ces entreprises pour qu’elles agissent en lien avec la ville et ses habitants. Nous travaillerons avec Plaine Commune ainsi qu’avec le club d’entreprises « Plaine Commune promotion » pour :    

 –  Renforcer l’engagement des grandes entreprises pour recruter localement, accueillir des stagiaires/apprentis, faire du bénévolat auprès des associations locales, agir en faveur de l’environnement. Nous signerons des chartes « entreprise engagée pour Saint-Ouen ».    

 – Multiplier les clauses de recrutement local dans les marchés publics (un % minimal des emplois pour les habitants) et notamment pour les travaux de rénovation des quartiers, du Grand Paris et des jeux olympiques. Ils doivent absolument profiter aux habitants.

 – Donner de l’envergure au « forum emploi »,  qui met en relation toutes les entreprises de la ville, pôle emploi, les étudiants et les personnes en recherche d’emploi.

3/ Renforcer les politiques sociales alternatives

Les difficultés sociales restent fortes sur la ville. Il faudra donc aussi agir sur d’autres sujet pour améliorer l’emploi :

–        L’éducation, une des grandes priorités de notre programme, pour permettre à toutes et tous d’avoir un diplôme qui facilite l’accès à l’emploi

–        Expérimenter un revenu de base pour les jeunes de moins de 25 ans), pour se loger, se déplacer, se former. Nous donnons ainsi aux audoniens les moyens de trouver un emploi.

–        Expérimenter le programme Territoire Zéro Chômeurs de Longue Durée en proposant à tout chômeur de longue durée un emploi à durée indéterminée.  Ces emplois seront proposés par une entreprise à but social qui se finance en travaillant pour les entreprises de Saint-Ouen dans des activités utiles et non concurrentes des emplois existants.

Nous créerons une voie verte !

L’idée de la coulée verte est de créer une voie qui soit dédiée à la nature et aux mobilités douces (piétons et cyclistes). Nous profiterons des grands chantiers qui s’annoncent sur la ville pour la réaliser. Elle longerait la Seine, partant du futur Village Olympique jusqu’au Grand Parc puis traversera la ville d’Est en Ouest. Elle structurera Saint-Ouen autour d’un poumon vert et relira les quartiers les uns aux autres. Avec des espaces largement végétalisés – réservoirs de biodiversité – elle sera un lieu de promenade, avec des jeux pour les enfants, des bancs, des arbres ; un lieu où il sera agréable de courir, de faire du roller ou de s’arrêter pour pique-niquer ou lire un livre.

Elle constituerait une trame de fraicheur pendant les canicules, et permettrait de respirer un air plus sain, notamment pour les personnes les plus vulnérables : enfants, personnes âgées ou femmes enceintes. Cette voie verte est à l’image de ce que vous souhaitons pour la ville : un espace public ouvert à toutes et tous, populaire et écologique.

La trame verte se construira en plusieurs temps : d’abord avec la rénovation de quartiers du Vieux Saint-Ouen et de la construction du Village Olympique et du quartier de Docks (Phase 4). Avec la fin des travaux du grand hôpital, elle pourra s’étendre au reste de la ville – via la voie ferrée – des Docks jusqu’au vieux cimetière en partenariat avec SYCTOM – CPCU – SNCF – RFF (cf. carte).

Nous créerons une halle alimentaire

[CE QUI SE FAIT DE BIEN AILLEURS ET QUE NOUS FERONS ICI – UNE HALLE ALIMENTAIRE]

Alors que William Delannoy nous promet une hypothétique « une halle gourmande » depuis 5 ans dédiée aux barons de la restauration et de l’agroalimentaire, nous proposons de créer une halle alimentaire. Savoir d’où vient ce que l’on mange, avoir accès à une alimentation saine à un prix accessible, consommer des produits respectueux des bêtes et de la nature est la préoccupation de nombreuses familles. Pour répondre à ces exigences de santé publique et environnementale, nous proposons de créer à Saint-Ouen une halle alimentaire pour permettre l’accès de toutes et tous à des produits de qualité à des prix accessibles tout en garantissant une juste rémunération des producteur.rices.Dans le cadre de la grande distribution, le prix d’un produit alimentaire est impacté par les marges importantes. Le coût final pour le consommateur est bien éloigné de la rémunération des agriculteur.rices qui peinent à vivre de leur travail. Grâce au soutien public à une structure associative ou de l’économie sociale et solidaire (ESS), il est possible de s’extraire de cette logique. Pour réduire les coûts et l’impact environnemental, les produits seront fournis en circuit-court et proviendront de petites exploitations relevant de l’agriculture paysanne. La démocratisation de l’accès à alimentation responsable et locale et la création de solidarité entre les consommateurs urbains et les producteurs ruraux passent également par la mise en place d’une politique d’éducation populaire, par exemple par le développement de visite de ferme, de cours de cuisine et par la mise en place de paniers solidaires à destination des familles les plus précaires.

Vélo pour toutes et tous !

Le vélo doit prendre toute sa place à Saint-Ouen, pour améliorer la qualité de vie des habitant.es dans leur ensemble. La France est en retard sur cette question par rapport à nombre de ses voisins européens, et nous pensons que c’est à l’échelle locale que les choses peuvent changer.

Nous portons un programme ambitieux pour la place du vélo dans la Ville, connaissant ses nombreux bienfaits :

·       Environnement : le report modal vers le vélo permet de réduire la pollution de l’air et les nuisances sonores.

·       Santé : la pratique d’une activité physique régulière comme le vélo améliore l’état de santé global des individu.es (physique et mental), et diminue les risques de maladies chroniques et de mortalité précoce. 

·       Pouvoir d’achat : les mobilités actives sont peu onéreuses tant pour les individu.es que pour la collectivité (faible coût d’investissement et surtout très faible coût de fonctionnement), notamment par rapport à la voiture particulière. A débit identique, une piste cyclable est environ 200 fois moins chère qu’une autoroute urbaine, 50 fois moins chère qu’un métro lourd, et 25 fois moins chère qu’un tramway.

·       Commerce : le vélo est aussi un bénéfice pour l’économie de la ville et des commerces car les rues piétonnières et cyclables favorisent le commerce de proximité.

Ce qui nous différencie des autres listes sur ce sujet, c’est que nous assumons clairement le projet de réduire la place de la voiture. L’espace public n’est pas extensible, et notre priorité est de réduire l’espace dédié aux véhicules polluants, pour en créer davantage pour les autres modes de transport.

C’est une politique de rupture que nous proposons en 5 grands points :

1.     Agir sur le plan de circulation et la conception de l’espace public

Les pistes existantes sont souvent insuffisantes, inadaptées voire dangereuses, car imaginées simplement comme un “à côté” de la voiture.Il ne suffit donc pas de promettre de nouvelles pistes mais bien de garantir que les grands axes audoniens soient réellement cyclables et connectés à un réseau à travers toute l’Ile de France comme RER V (Saint-Ouen reste à intégrer). Il faut pacifier l’ensemble de la ville, avec un espace public pensé en priorité pour les piéton.nes et les vélos – il s’agit de renverser la logique, où la vitesse des voitures est réduite.

Nous collaborerons étroitement avec le département et Plaine Commune pour concevoir et déployer le « Plan Local de Déplacements », et travailler en particulier les actions qui visent à favoriser les déplacements piéton.nes et à vélo. Avec la préparation des Jeux Olympiques, des rénovations sont prévues dans les prochaines années et il faudra être réactif et combatif dans les 6 prochains mois pour profiter de cette occasion de nouveaux projets.

·       Nous réduirons la place de la voiture, généraliserons les zones 30km/h : nous sanctionnerons davantage les stationnements sur pistes cyclables (amendes, panneaux, plots)

·       Nous créerons des « boulevards à vélo » (piste bidirectionnelle) pour se déplacer efficacement et en sécurité (voir la carte)

·       Nous créerons des contre-sens cyclables dans les rues qui le permettent, avec aménagement si nécessaire (rue du Landy par exemple)

·       Nous rendrons piétonnières et cyclables certaines rues (par exemple la rue des Rosiers et les voies sur berge en fin de semaine)

·       Nous aménagerons des promenades non motorisées – la voie verte étant une proposition forte de notre programme.

Pour que les cyclistes ressentent l’aisance à vélo et le bien-être à Saint-Ouen :

·       Nous offrirons davantage d’arceaux de stationnement partout dans la ville – à la place de stationnements automobiles – et nous augmenterons les normes de parking vélo dans les nouveaux immeubles en modifiant le PLUI

·       Nous développerons les parkings sécurisés, notamment aux alentours de la station de métro Garibaldi et des stations de métro de la Mairie de Saint-Ouen et du RER C. Des parkings sécurisés seront également construits dans la ville, en particulier pour les habitant.es qui n’ont pas de place pour le stationnement du vélo dans leur immeuble (à la place des stationnements automobiles).

2.     Éduquer et sensibiliser

Pour développer une culture vélo et encourager sa pratique, nous agirons sur l’éducation et la sensibilisation :

·       Nous sensibiliserons et formerons au vélo dans les centres de loisirs et pour les personnes volontaires

·       Nous créerons « une semaine sans ma voiture » : l’idée est que les personnes volontaires, et dont la situation le permet, sortent de leur dépendance à la voiture le temps d’une semaine. Un vélo pourra être prêté pour l’occasion à toutes les personnes volontaires. Cette semaine commencera par une « fête du vélo » qui pourra l’occasion d’une parade à vélo et/ou d’une course !

·       Nous prêterons un vélo à chaque adolescent.e audonien.ne, à partir de 14 ans jusqu’à sa majorité

·       Nous communiquerons sur les bienfaits du vélo.

3.     Démultiplier la pratique du vélo

Encourager la pratique du vélo partout et à tout âge, cela veut aussi dire la rendre plus accessible :

·       Nous réinstallerons les stations de Vélibs

·       Nous diminuerons les prix d’achat grâce aux subventions municipales et régionales

·       Nous soutiendrons le tissu associatif, les ateliers de réparation et d’entretien

·       Nous développerons une régie de quartier dont l’une des missions sera la réparation de la flotte municipale et/ou des particuliers. Elle sera aussi la base arrière d’une coopérative de livraison à vélo

·       Nous organiserons une bourse au vélo pour faciliter les achats/ventes

·       Nous développerons les livraisons à vélo en encourageant la construction et le parking sécurisé de vélos cargos.

4.     Se doter d’une vraie gouvernance municipale sur le vélo

Encourager la pratique du vélo, c’est aussi se donner les moyens d’avoir une gouvernance efficace,

·       Nous nominerons un.e élu.e référent.e au vélo

·       Nous créerons une commission extra-municipale sur la question du vélo à Saint-Ouen réunissant tous les acteurs du vélo – usagers, associations, collectivités locales, services – pour co-construire le plan vélo local. Conformément à notre volonté démocratique, elle sera ouverte et transparente

·       Prévention et répression : la police nationale et municipale – dont une brigade à vélo – auront pour mission de verbaliser les différentes infractions notamment celles liées au non-respect des pistes cyclables (stationnement, scooter empruntant les voies, etc.)

5.     Faire de Saint-Ouen une municipalité cycliste

·       Nous aurons une politique d’incitation à la pratique du vélo à destination des agents de la commune, notamment via le forfait mobilité (jusqu’à 400 euros/par an, cf loi d’orientation des mobilités). Il s’agit de rétribuer financièrement les coûts des déplacements à vélo

·       De la même manière, nous inciterons les entreprises de Saint-Ouen à en faire autant

·       Nous créerons une flotte de vélo en libre-service pour le personnel pour les déplacements du personnel

·       Nous déploierons également une flotte de vélo utilitaire pour les services de la ville.

Pédaler facilement et sécurité à Saint-Ouen, c’est l’ambition de A Gauche ! Pour une ville solidaire et écologique.

Nous agirons contre le logement insalubre

Le logement insalubre est un fléau à Saint-Ouen, au moins 20% des logements loués le sont. Or depuis 2014, un dispositif légal permet aux maires d’empêcher leurs propriétaires de louer sans avoir effectuer les travaux nécessaires à la remise aux normes d’hygiène et de sécurité. Pour cela le conseil municipal doit voter l’instauration d’un permis de louer sur la commune et/ou sur certaines zones géographiques de la commune.

Le permis de louer, est – comme son nom l’indique – un permis délivrer par la mairie aux particuliers qui souhaitent louer un logement. Elle ne délivre qu’en étant assurées de la qualité du logement. Les municipalités soucieuses de reloger les locataires de marchands de sommeil, auront ainsi l’assurance que les propriétaires indélicats ne pourront plus relouer leurs taudis, puisque qu’il leur faut un permis de louer. C’est un dispositif efficace pour éradiquer le logement indigne. Il permettra de sortir immédiatement des enfants pouvant être atteints de saturnisme ! Si nous sommes élus, nous instaurerons très rapidement ce permis pour supprimer aussi vite que possible les logements insalubres.

Ceux qui ne respecteront pas la loi seront attaqués en justice. Il faut savoir que les propriétaires indélicats risquent cinq ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende pour « hébergement incompatible avec la dignité humaine » ou encore 3 ans de prison et 100.000 euros d’amende pour « perception indue de loyers, selon le Code pénal.

Nous souhaitons la mise en place d’un contrat ville/propriétaires qui contractualisera des montants de loyers modérés contre une aide financière pour effectuer les travaux de remise aux normes de salubrité. Ceci élargira l’offre de logements aux 6000 demandeurs et mettra fin au bal incessant des familles piégées par les marchands de sommeil.

A A gauche ! nous sommes déterminés à se donner les moyens d’agir contre le logement insalubre.

Nous stopperons la bétonisation démesurée de notre ville

Instituer un moratoire sur les nouveaux projets immobiliers privés

Alors que le mandat précédent n’a eu qu’un seul but, vendre Saint-Ouen à la spéculation immobilière sans projet d’aménagement de long terme et menant à une densification extrême, nous pensons qu’une pause est indispensable.

Indispensable parce que la population doit continuer à augmenter pendant la prochaine mandature, alors même que cette densification ne s’est pas accompagnée de la réalisation des équipements publics indispensable au bien vivre de la population : quid des écoles ? des crèches ? des bibliothèques ? des espaces verts ? des locaux associatifs ? des équipements sportifs ?

Autant d’équipements fondamentaux à la qualité de vie des Audoniennes et Audoniens.

Sans remettre en cause les vastes chantiers qui vont déjà marquer la ville (Hôpital, Village Olympique, Phase IV des Docks), il nous paraît indispensable d’instituer un moratoire sur les nouvelles constructions pour se donner le temps de l’évaluation, de la réflexion, et pour mener les nécessaires aménagements publics de la ville.

Mettre en œuvre ce moratoire nécessitera d’utiliser tous les outils à notre disposition :

– changement du PLUI (Plan Local d’Urbanisme Intercommunal) pour réduire la densification, favoriser les espaces verts y compris agricoles

– arrêt de la délivrance des permis de construire pour des constructions nouvelles sur des parcelles non construites pour se concentrer sur les reconstructions / rénovations

– s’assurer que le foncier encore disponible et mobilisable puisse l’être au service de la création d’espaces verts et d’équipements publics en recourant à la préemption si nécessaire.

Cet engagement n’interdit par la création de nouveaux logements sociaux qui sera par ailleurs assurée en augmentant à 40 % leur part dans les grands programmes déjà engagés (futur village olympique, nouvelle phase des Docks).

Nous créerons une équipe de médiateurs

Le candidat Delannoy avait promis en 2014 de résoudre les problèmes de deal et en général les questions de sécurité par le développement de la vidéosurveillance et de la police municipale armée.
6 ans après l’échec est patent et les trafics toujours aussi florissants. Outre notre proposition d’audit de la police municipale et de la vidéosurveillance, nous proposons déjà d’adopter une nouvelle approche dans nos rapports avec la population et notamment d’avoir des agents qui seraient là en prévention pour privilégier le dialogue lors de situations et de rassemblements qui souvent génèrent des tensions ou des affrontements qui pourraient être évités.
De nombreuses villes ont des services de médiateurs ; réactifs, présents souvent par rotation jour et nuit, ces équipes sont les plus à même de dialoguer avec toutes les populations qui composent notre ville. Depuis 2014 le service des médiateurs de la ville de Saint-Ouen a été réduit à sa portion congrue et force est de constater le manque que cela génère lorsque des situations tendues ou des querelles de voisinages peuvent déboucher sur des situations conflictuelles. 
Les médiateurs municipaux seront donc une équipe de 8 à 10 personnes recrutés pour leur connaissance de la ville et de ses quartiers et permettront d’instaurer un dialogue constant et régulier avec tous les acteurs locaux pour agir en prévention.